Arrêtons de penser que fumer, c'est cool ! Le fumeur est un vrai malade, un drogué, et sa drogue est la nicotine. La substance, directement absorbée par le cerveau, génère la dopamine, récompense naturelle de l'organisme qui nous dit que tout va bien. La notion de plaisir n'est donc pas liée à l'activité elle-même de fumer, mais à la réaction chimique qui provoque directement dans le cerveau le résultat du bien être, que l'on peut ressentir par exemple lorsque l'on vient de bien manger, ou lorsqu'on passe une soirée sympa entre amis. La drogue provoque donc chez l'être humain cette illusion de bien être, y compris dans un environnement hostile, stress, problèmes récurrents, etc... Indirectement, du fait de la répétition, toute la gestuelle, toute la sensation et la vision de la fumée, provoquent également le sentiment anticipé que tout ira bien.

En soi, la drogue présente donc le seul avantage d'ignorer les difficultés de la vie, et de ne pas se sentir stressé face aux divers problèmes que l'on peut rencontrer. Mais peut-on considérer cela comme un avantage ? Car si l'arrêt de la nicotine est si difficile, c'est justement parce que cela nécessite de réapprendre à vivre, de faire face à ses propres problèmes et à l'obligation d'y remédier pour à nouveau se sentir bien, la drogue n'agissant plus pour nous le faire croire. D'où stress, fatigue, énervement, ... Les non fumeurs nous diront que oui, la vie c'est difficile et que c'est normal d'être fatigué ou stressé. Ces sensations, le fumeur ne les connaît pas, et il ne les découvre que lorsqu'il tente d'arrêter la nicotine.

Les autres dangers auxquels sont exposés les fumeurs sont plus connus : maladies cardio-vasculaires, pulmonaires, cancers, etc... Ces dangers sont d'autant plus sournois qu'ils sont en même temps ignorés par le fumeur, comme une sorte d'acceptation passive de son sort, du fait de l'illusion du bien être qu'il retire de sa drogue. En quelque sorte, plus je suis confronté à des problèmes, ou plus présente est la menace, alors plus j'aurais tendance à fumer. Bref, le cercle vicieux, dans le cas du tabagisme, porte bien son nom. Quel que soit l'intensité du message "fumer c'est mal", le fumeur y trouvera toujours la bonne raison pour ne pas s'arrêter, celle d'oublier cette incohérence qui le perturbe. A moins qu'un jour il parvienne à rassembler la volonté et les motivations nécessaires pour y faire face, ce qui nous ramène au principal risque de rechute, celui que le siège de cette volonté et de ces motivations est justement l'organe le plus exposé à la reprise de l'addiction, c'est à dire le cerveau.

Il est donc clair que le meilleur moyen de ne pas subir cet engrenage infernal, c'est de ne jamais commencer. Cela est valable pour la cigarette, mais aussi pour toutes les drogues dont le principe est toujours le même, faire croire physiologiquement au cerveau, pilote de notre volonté, que l'on est en situation de bien être et de sécurité.

Mais alors, quid de cette cigarette électronique dont tout le monde parle avec autant d'éloges et d'éloquence ? En fait, non, tout le monde n'en parle pas. Il y a simplement d'un côté les fumeurs, ou plutôt les anciens fumeurs qui ont adopté cette nouvelle pratique du "vapotage", et de l'autre côté les autorités politiques et médicales qui tentent de trouver le meilleur moyen de réglementer cette pratique.

Pour le fumeur, c'est très clair. La cigarette électronique lui permet de continuer à s'adonner à sa drogue, la nicotine, sans subir les effets néfastes du tabac. Certes, les effets des nouveaux produits utilisés via la cigarette électronique ne sont pas encore connus, car jusqu'à présent, personne n'inhalait à longueur de journée des ml et des ml de propylène glycol ou de glycérol. Comment savoir donc, si dans dix ans, les effets cumulés de ces produits n'auront pas des conséquences sur notre organisme ? Il reste donc une grande incertitude face à ces produits, mais ce qui semble indiscutable au jour d'aujourd'hui, c'est que cette incertitude ne fait pas le poids face à la certitude, elle bien réelle, des méfaits du tabac, que l'on peut démontrer en laboratoire en quelques minutes.

La discussion s'arrête ici, car la problématique en devient très claire et peut se résumer en quelques mots :

  • La nicotine, c'est mal, et si j'ai le choix de ne jamais commencer, il faut garder ce choix.
  • Si je suis déjà tombé dans la nicotine quand j'étais petit, alors il faut essayer de s'en sortir, mais c'est difficile, et je n'en serai peut-être jamais capable car cela remet en cause tout l'équilibre de ma vie
  • Si je n'en suis pas capable, alors je suis condamné à continuer à me droguer à la nicotine, et si je continue à le faire via le tabac, j'en subirai les conséquences néfastes indiscutables
  • Si j'adopte la cigarette électronique, alors je pourrai continuer à me droguer, mais je ne subirai pas les conséquences du tabac, peut être celles des produits, mais pour l'instant personne n'a réussi à prouver qu'ils étaient dangereux

Il y a en effet un débat sur les dangers potentiels de la cigarette électronique. il est impensable, au vu de l'actualité sur le sujet, et surtout des enjeux de ces nouveaux produits, que personne ne se penche sérieusement sur la question. Il existe donc, quelque part, au moins un scientifique teigneux dont le métier est de s'acharner à démontrer que le propylène glycol ou le glycérol sont des dangers pour la santé. Et s'il arrive un jour à en découvrir quelques effets indésirables, sans doute ne tardera-t-il pas à le faire savoir, car un certain nombre de personnes reconnaissantes pourraient s'intéresser à cette information. En tout cas, et plus sérieusement, l'effort pour analyser les conséquences de l'utilisation des produits de la cigarette électronique existe bel et bien, ne serait-ce que parce que le gouvernement français a demandé un rapport sur le sujet. Et pour l'instant, aucun éléments concrets n'existe pour désigner ces produits, hormis la nicotine dont les effets sont déjà bien connus, comme des produits potentiellement dangereux. Pas un fumeur non plus qui s'en plaigne, ou qui signale la moindre petite anomalie face à l'utilisation de ces produits, mais cela reste presque normal, puisque le fumeur, tellement habitué aux inconvénients de la cigarette, ne peut voir que des avantages dans l'usage de la cigarette électronique.

Néanmoins, par mesure de précaution, et sachant que l'information que l'on possède n'est bien souvent que l'information que l'on veut bien nous donner, il ne faut pas négliger non plus l'éventualité inverse qui serait que les produits de la cigarette électronique seraient au contraire très nocifs, et que certaines institutions redoubleraient d'effort pour nous le cacher. Cela s'est déjà vu pour l'industrie du tabac, alors pourquoi pas pour l'industrie de la cigarette électronique. A chacun donc de se faire une opinion et d'imaginer l'histoire telle qu'elle pourra nous être retracée dans quelques décennies. Vous pouvez également installer un laboratoire dans votre cuisine pour faire des expériences sur les produits en question, propylène glycol et glycérol, les deux protagonistes potentiellement suspects dans l'affaire. Non, finalement ne faites pas ça, des spécialistes s'en chargeront pour nous. Vous pouvez plutôt consulter certaines informations sur Internet :

Bref, il va donc falloir attendre un peu pour en savoir plus sur tout cela. Or, attendre, le fumeur lui, ne peut pas se le permettre. Il lui faut sa dose de nicotine quotidienne, et chaque jour à fumer le rapproche de la maladie grave qu'il aura un jour, une chance sur deux dit-on. Aujourd'hui, et personne ne le conteste, pour tous les fumeurs de tabac, la solution de la cigarette électronique est la meilleure alternative à la cigarette. D'ailleurs est-ce uniquement une alternative, terme qui sous-entend que ce serait moins bien ? Car la cigarette électronique n'est pas une cigarette, et tout porte à croire que c'est mieux qu'une cigarette. Pas de combustion, pas de cendres partout, pas d'odeur de tabac, pas de cendriers, pas de dégâts sur la santé (en attendant les résultats de notre savant fou) autres que ceux déjà connus de la nicotine, pas de désagréments pour l'entourage, etc... etc... Bref, le fumeur, grâce à la cigarette électronique, pourrait presque fumer, ou plutôt vapoter puisque c'est le terme, sans honte, en n'exposant plus les autres et lui-même à des produits toxiques. Bref, redevenir normal, ou plutôt un drogué normal.

Mais fort de cette image de pseudo normalité retrouvée, ne serait-ce donc pas en cela que résiderait le chemin pour rompre cette boucle infernale dont il est prisonnier : "Je fume, pour oublier que je fume" ?

Retrouver un plaisir non coupable, ne plus avoir à se cacher pour ne pas gêner l'autre, ne plus se cacher non plus la triste réalité que fumer tue, retrouver une logique dans ses choix et ses actions, oubliant la terrible équation du fumeur qui se résume en "laissez-moi libre de me tuer". Alors oui, la cigarette électronique est l'instrument de la vérité, cette vérité qui en devient évidente que le fumeur est drogué. Elle le met face à sa propre condition : "Tu es un drogué, et maintenant tu le sais. Mais Je te laisse le temps, le temps de t'en rendre compte, et lorsque tu seras prêt, tu seras peut-être encore vivant pour mettre de l'ordre, te consacrer aux vraies valeurs de la vie, et trouver l'équilibre naturel de ton salut".

En conclusion, que faut-il faire vis à vis de la cigarette électronique ? Eh bien, comme tout produit que l'on découvre, il est important de s'informer, et d'informer les autres, pour que chacun puisse se faire une opinion, et évaluer dans quelle mesure ce produit peut être utile ou non pour soi-même si l'on est fumeur, ou pour les autres si l'on en connaît. L'information reste la seule arme pour se préserver des manipulations en tout genre auxquels nous sommes de plus en plus exposés.

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